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Dans ma rue

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 20:44

Michel Serres sur France-Info le 12 janvier 2014 - Le monument aux morts de Gentioux dans la Creuse

220px-Michel Serres - Espace des sciences - 15-02-2011Monument aux morts Gentioux-Creuse

De la Guerre de Troie à la Croix de naguère

Il n’y eu de combat plus obscène et sanglant

Que celui pour lequel,  il y aura cent ans,

Des deux côtés du Rhin, l’impitoyable guerre

Fit des millions de morts, des garçons innocents.

 

Ces cinquante deux mois sur les champs de batailles,

Des milliers de garçons périront chaque jour.

Sans connaître la vie, ni savoir de l’amour,

Dans la boue des tranchées, connurent la mitraille

Les obus et les gaz, vrais héros pour toujours.

 

J’apprenais chaque année, des vivants et des morts,

L’inventaire en mémoire, de ceux pour la Patrie.

Étendards, oriflammes, fanfare en batterie.

Allusion était faite, l’Indochine, les remords,

La peur enflait alors dans le cœur des conscrits.

 

Un siècle de haine et d’horreurs partagées,

N’auront calmés tyrans et patentés despotes.

Chair à canon d’antan devenue anecdote,

Destinés à survivre dans un monde en danger

Échappant à la faux des faucheurs de vote.

 

Pour rien, tout ça ? Doit-on abdiquer la raison ?

Doit-on douter du réveil des consciences,

De la démocratie, braver l’obsolescence ?

Si funèbre soit-elle, en dire l’oraison,

Elle viendra bien tôt, consacrer l’Alliance.

 

Ô philosophe aimé, ton propos me harcelle,

Il casse mes pensées jusqu’au fond de mon âme.

Indigné, agacé, révolté des infâmes

Qui sont devenus fous et méritent tutelle.

Unissons nos efforts et faisons-en réclame.

 

Jean-Charles Theillac

 

Pardon, cette vidéo est un peut longue mais c'est un véritable chef-d'oeuvre qui entrera dans l'Histoire

Réalisation Charles FERGUSSON 


  Les victimes de cette nouvelle guerre économique ne figureront jamais aux frontons des Monuments aux Morts mais n'en seront pas moins morts, broyés par la nouvelle barbarie financière. En faire le constat, ne modifiera en rien, l'effet de la cupidité des hommes : des millions de victimes, encore !...
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 20:13

Rouen.jpgDétail d'une oeuvre de Jean-Claude Paulhiac

Ce siècle n’en finit pas d’agoniser, de geindre
Et peine à se résoudre à l’égout de l’Histoire.
Cette année deux mill’ treize, mollit jusqu’à éteindre
Un siècle d’insouciance chargé de nonchaloir.

 

Il restera marqué par l’absurde, le stupide,
Le cupide des hommes hantés par leur crédit,
Leur lopin, leur larcin, soucieux du morbide
Au point d’en savourer la grande comédie.

 

Ira-t-elle encor’ loin, cette farce et attrape ?
Le déclin et la chute nous surprend et nous tue.
Nos espoirs, nos folies, vont passer à la trappe 
De l’Histoire des Hommes dans un sanglot confus.

 

C’est l’œuvre des humains dans un temps arrêté.
Mais l’Homme au singulier dispose de génie
Pour éclairer le monde et non le bâillonner,
Prophète ou bien-penseur, esprit libre infini.

 

Cet an nouveau surgit et nous portons le deuil
De nos souhaits passés et de nos vœux stériles.
Certitudes enfouies dans la poix de l’orgueil,
Périront doucement en vérités fossiles.

Ô citoyen chagrin, un à un épaulé,
Un à un colibri, conquerront notre monde !
Notre part est vitale, maîtresse et contrôlée,
Avançons vers demain, pour une vie féconde.

 

Jean-Charles Theillac

M. Paul Jorion sur France-Culture invité de matinales de Marc Voinchet

met les pieds dans le plat.


les matins - Paul Jorion par franceculture

 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 12:39

Poème (ouvert) à Jacques SERVIER

 

Si je m’adresse à toi, c’est pour t’entretenir

De ma désespérance et de mon désarroi.

Il y a quelque temps je voyais l’avenir

Serein et en famille, à présent il me broie.

 

En trois ans, tu as pu, grâce à ton enfumage,

Étouffer la colère des victimes en sursis.

Sur le collège d’experts, tel un aréopage,

Ta morgue a influé jusqu’à l’anesthésie.

 

Leur zèle à ne pas voir, à ne pas juger bon

De déclarer malades, avérés et tangibles

Ceux que tu as leurrés et laissés moribonds,

Balbutiant leur vie, incertaine et pénible.

 

« Tu m’as empoisonné » : c’est ainsi qu’on assène

Ton acte, ta volonté, ta façon de tromper.

Maintenant il te faut de ta vile fontaine

Puiser les eaux impures et les purifier.

 

Servier, à quoi sers-tu ? S’il te reste quelqu’ onction

Ose être des victimes, l’allié, le mécène,

En signant volontiers ces indemnisations

Pour apaiser leurs affr’s, l’embarras et la peine.

 

Tu en as ras-le-bol de ces vicelardises.

Ta santé s’étiole et les jours qui s’égrènent

De l’horloge du diable, habile en couardise,

Enveniment nos vies, les parfument de haine.

 

La Justice ordinaire, à la fin  jugera.

Fulgurante et sereine, elle t’infligera

Ainsi qu’à ton engeance, un immense fracas.

 

Serons-nous encore là ? Victimes et scélérats.

 

Jean-Charles Theillac

Publiée le 3 juin 2013 
2ème Journée Internationale de l'Indépendance Médicale : intervention du Dr IRENE FRACHON, pneumologue à Brest, sur le Mediator


 
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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 23:57

 

 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 17:57

Servir et son ombre

Illustration sonore : variation n°3 de J.S. Bach interpretée par Glen Gould 

D’ombre, sa part à lui, était bien au parterre
D’où il offrait, pépère, son taiseux bavardage. 
Faussement quiet,  serein, présent à Nanterre,

Il attendrait contraint, le reste de son âge.


 De son venin en germe, il distille le fiel.
Tel un dragon mythique, ineffable chimère,
Il a le regard froid et l’aveu carentiel
D’esprit pernicieux, tricheur et délétère.

 

Il suffirait pourtant et malgré son grand âge,
De dire, urbi et orbi, qu’impudent il fut,
Qu’obligé il sera des victimes en partage,
De son soutien total, tutélaire et profus.

 

Mais au possible, hélas, il n’y est pas tenu.
Et de son vil ouvrage, il ne tirera gloire.
À jamais il sera, escroc ou parvenu,
Apothicaire véreux, intriguant d’isoloir.

 

Ô serviteurs serviles, de Servier les manants,
Oyez nos cris, nos pleurs et nos plaintes tragiques.
Ô experts complaisants, vous êtes éminents
Mais avérés menteurs, goinfres ploutocratiques.


Jean-Charles Theillac

Nouvel Obs enfumage copie

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 16:51

100-francs-delacroix-type-1978-modifie-recto

Jadis, il y'eut les francs, les anciens, les fafiots,
Qui se comptaient en briques, en patates, en bâtons.

Puis il s'est alourdi en devenant nouveau

Franc lourd et nouveau franc, le centième pour un rond.

C'était le temps du blé, du grisbi, de l'artiche
Des tontons qui flinguaient pour le pèze et l'oseille,
Les talbins ou la fraîche, la ferraille en pourliche,

D'aucun rêvait encore des vacances au soleil.


Le bastringue a  sa thune,  la galette, sa monnaie,

Ses verbes appropriés : rafler, claquer, gagner.

Le fric à ses victimes, le pognon, ses laquais.

Les biftons, ses liasses peu à peu épargnées.


Nostalgie dérisoire ou utopie d'hier,
Les picaillons d'antan valent-ils bien la peine

D'inventer une langue en tout point héritière

Du sens et de l'image de notre "Madeleine".


C'était  des sous, avant, un bifton de cent balles.
On en gagnait des milles, des dix mill's pour certains.

Tous ses mots sont partis, ils ont quitté le bal,

Le mot des maux nouveaux, aujourd'hui c'est "tintin".


Jean-Charles Theillac

 

L'argent : d'autres synonymes non utilisés. La mornifle, l'osier, les pépètes, le flouze, la mitaille, les picaillons, la braise, le carbure, les fifrelins, les kopecks, les radis, la boule...

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 00:00

  Bus

Aphrodite  avait dû ce jour là, emprunter

Avec moi l'autobus, à moins que ce ne fut

Sémélé* et Phébus, amis de volupté,

S'associant un instant pour me rendre confus.

 

Rencontre de minute, certes délicieuse,

Dont j'étais le témoin, attentif et comblé,

D'admirer  silhouette aussi malicieuse,

Mais mon cœur attendri n'en fut pas moins troublé.

 

J'emprunterais à Georges, le dernier quatrain

De "La fessée", chanson écrite à "quatre mains".

 

Surtout qu’elle s’était enquise, la bougresse :

« Avez-vous remarqué que j’avais un beau cul ? »

Et ma main vengeresse est retombé’, vaincu’ !

Et le troisième coup ne fut qu’une caresse

 

*Sémélé : déesse de la lune

 

Jean-Charles Theillac

La fessée de et par Georges Brassens

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 09:12

 

 

 

Radote mon ami, redonne-nous encor'
Maximes et conseils sur l'homme et ses faiblesses.
Victime de lui-même et de ses anticorps
Qui polluent la Terr'-Mèr' de toutes ses bassesses.


Radote mon ami, à demander encore
S'il y a une vie de l'Homme avant la mort
Qui détruit la nature et la terre qu'il abhorre
À vouloir les soumettre à son funeste sort.


Radote mon ami. Convivialisateur
De la planète entière. Tu exaltes l'amour
De la raison rendue ainsi que ses valeurs


Confisquées par la vie, bafouées pour toujours.
Radotes encore l'ami, la part de colibri
Que tu nous apportes, mettons-la à l'abri.


Jean-Charles Theillac

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 16:21

Tu me plais colibri, tu t'agites et tu voles
Parmi les herbes folles et les arbres en fleurs.
Ta tâche est infinie, constante et bénévole,
Et sans toi la vraie vie n'aurait pas cette ampleur.


Tu es le plus petit et jamais tu ne doutes
À porter goute à goutt',  ta part de conscience
Oiseau-mouche tu es et nous montres la route
Pour agir et avoir encor' plus confiance.


Tu es sens et instinct. La raison et l'esprit,
De nous tous pensants, nonchalants, besogneux,
Qui ne voyons pas naître l'aube d'un jour heureux.


Augure à tire d'aile, pélican incompris,
Aussi léger tu voles, aussi grand le pari,
Du silencieux vol d'un oiseau,  Colibri.


Jean-Charles Theillac

 

La légende du colibri par Pierre Rabhi

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 14:19

  ... à Irène Frachon


Qu'ils soient bons ou meilleurs, les vœux sont échangés,
Sincères ou timorés, ardents ou légitimes.
Ils doivent contenir néanmoins, immergé,
Le parfum émanent des richesses intimes.


Vers qui vœu va, il va. De qui vœu vient, revient.
La pensée ambitionne,  transcende l'incertain
Pour le rendre possible et embellir le lien
Invisible et ténu, des vœux vers un destin.


Regain de volonté de nature vagabonde,
Cette année verra l'ombre d'une résurrection.
Une douce pagaille, fondatrice et féconde,


Élan revigoré vers une rédemption,
Aubaine salvatrice, riche en étrangetés.
A l'aube de ce jour, bonne année, bonne santé !


Jean-Charles Theillac

 

Je dédie ce poème à Madame Irène FRACHON,
médecin pneumologue au CHU de Brest, sans qui,
ce sonnet n'aurait pas lieu d'être.

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