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Dans ma rue

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 13:01

POURQUOI tu peux avoir une pizza à ta maison plus vite qu'une ambulance ?

POURQUOI il y a un stationnement pour handicapés en face des patinoires ?

POURQUOI les gens commandent un double cheeseburger, des grosses frites et un coca...light?

POURQUOI nous achetons  des saucisses à hot dog en paquet de 10 et des pains à hot dog en paquet de 8 ?
Par ailleurs, ne t'es-tu jamais demandé...

POURQUOI Les femmes ne peuvent pas se mettre du mascara la bouche fermée?

POURQUOI le mot « abréviation » est si  long ?

POURQUOI pour arrêter Windows on doit  cliquer sur Démarrer ?

POURQUOI le jus de  citron est fait de saveurs artificielles et le liquide vaisselle est fait de vrais citrons ?

POURQUOI il n'y a pas de nourriture pour chat à saveur de souris ?

POURQUOI ils stérilisent l'aiguille qui sert à l'euthanasie ?

Tu connais ces boîtes noires  indestructibles dans les avions...POURQUOI  est-ce qu'ils ne fabriquent pas l'avion au complet dans ce matériau ?

Si voler est si sécuritaire, POURQUOI  l'aéroport s'appelle le « terminal » ?

Et toujours...

POURQUOI est-ce  qu'on appuie plus fort sur les touches de la télécommande quand les piles sont presque à plat ?

POURQUOI est-ce qu'on lave  nos serviettes de bain ; est-ce qu'on n'est pas sensés être propres quand on  s'essuie avec ?

POURQUOI les pilotes  kamikazes portent-ils un casque?

Questions cruciales :

Quand on  étrangle un Schtroumpf, il devient de quelle couleur ?

Comment les panneaux « DÉFENSE DE MARCHER SUR LA PELOUSE »  arrivent-ils au milieu de celles-ci

Quand  l'homme a découvert que la vache donnait du lait, que cherchait-il exactement à faire à ce moment-là ?

Si un mot dans le  dictionnaire est mal écrit, comment s'en apercevra-t-on ?

POURQUOI ce couillon de Noé n'a-t-il pas  écrasé les deux moustiques ?

Est-ce que les  ouvriers de chez Lipton ont aussi une pause café ?

POURQUOI les moutons ne rétrécissent pas quand il pleut ?

POURQUOI « séparés » s'écrit-il en un mot,  alors que « tous ensemble » s'écrit en deux mots séparés  ?

Je veux acheter un boomerang neuf : comment puis-je me débarrasser de l'ancien ?
POURQUOI Les établissements ouverts 24 heures sur 24 ont-ils des  serrures et des verrous ?

Auteur anonyme


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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 17:34

J-S Bach par M.Glen Gould


Exagérer n’est pas mentir.

Espérer n’est pas attendre.

Aimer n’est pas bénir.

Ecouter n’est pas entendre.

 

Des mots pour tous les maux et des croix pour après

Ou des croissants de lune pour sublimer nos nuits.

D’émeraude et d’émaux, cette boîte à secrets

Cachait comme il se doit, tous nos petits ennuis.

 

Regarder n’est pas voir

Jurer n’est pas tenir

Aimer n’est pas vouloir

Rendre n’est pas vomir.

 

Il y avait pourtant dans ce monde cruel

Quelques petits délires : de bas débats immondes

Et de très hautes tailles, pour les petits duels.

Infortune fidèle à l’aubaine du monde.

 

Détester n’est pas maudire

Circuler n’est pas mourir

Ressasser n’est pas citer

Appeler n’est pas chasser.

 

Une punaise rouge, quelques petits trombones,

Un élastique mou, un caillou en agate,

Côtoyaient un carnet de feuilles à colonnes

Et des notes en tous sens rédigées à la hâte.

 

Ecrire n’est pas dire

Jaser n’est pas parler

Blâmer n’est pas punir

Et ruer n’est pas nier.

 

Rebut de la mémoire des hommes et des pensées,
Cassette d’un trésor que le temps passé fige,

Petite boîte en bois qui recèle vertiges

Et peut être vestiges de lambeaux insensés.

 

Jean-Charles Theillac

7 mars 2009

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 10:44

 

 

 

Ô toi ma bien-aimée, mère de mes enfants,

Que n’a-t-on labouré les friches de nos vies !

Que mon cœur en jachère apaise mon tourment

Pour qu’une fleur exhale ce brin de poésie.

 

Tu as tant repoussé mes élans, mes étreintes.

Sur ton corps étendu, j’ai tenté des caresses,

Maladroites, hésitantes. Elles se voulaient empreintes

De tendres attentions et de délicatesses.   

 

Je t’ai toujours donné mon amour en offrande.

J’espérais que ton corps se libère et s’expose

Pour en goûter le fruit, au doux parfum d’amande,

Cet intime de toi comme une fleur éclose.

 

Mais le temps a passé et mon attente est vaine.

Je ne l’ai pas cherchée, je ne voulais pas d’elle.

Elle a su me séduire, élégante et mondaine.

Malgré ma réticence, elle m’a pris sous son aile.

 

Cette femme allongée, dans ce lit, près de moi

Ne prendra pas ta place. Jamais elle ne sera

Ce que je veux pour nous, ce que je veux de toi.

Tu es celle dont je rêve, quand je suis dans ses bras.

 

Ecartelée, offerte, impudique maîtresse,

Je dors dedans son corps, elle s’abreuve du mien,

Puis ses mains me caressent avec tant de tendresse.

Moments délicieux où le temps n’est plus rien.

 

Je te voudrais heureuse, en ces instants, comme elle,

Suspendue dans le temps, l’espace, par le plaisir,

Assouvie et sereine. Mon audace est cruelle :

Ne la rejette pas. Sauras-tu l’accueillir ?

 

Je ne sais si tu veux et pourtant, il me semble

Qu’est venu le moment de songer à nous deux,

À ce que pourrait êtr' notre amour qui va l’amble,

Pour le régénérer dans un galop heureux.

 

S’il n’y avait amour, entre nous, mon amour,

Je n’aurais pas osé. C’est à toi, maintenant.

Je te laisse le temps. Je veux rester toujours

Séduisant, amoureux, ton éternel amant.

28 janvier 2009

 

 

 

 

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 20:25

Fumer des cigarettes depuis belle lurette,
C’est banal. Et pourtant, arrêter de fumer
Devient un vrai combat, effroyable casse-tête,
Périlleux, délicat, sans victoire assurée.


La raison, le plaisir, le besoin, les effets

S’opposent dans ma tête, dans mon corps tout entier.

La lutte est inégale. À la première bouffée,

Je succombe à Nicot, à son herbe grillée.

 

Je ne me souviens pas m’avoir déjà vu sans

Ce petit bâtonnet, cette putain de clope !

J’ai fumé tout d’abord, pour faire comme les grands,

Jouer à éprouver ce plaisir interlope.

 

D’autres désirs ensuite ont traversé ma vie :

Des envies censurées, des désirs interdits.

Mais le monde fumait ; tous mes héros d’alors

Avaient l’air si heureux, si viril et si fort.

 

Pour comprendre l’enjeu des « faiseurs de cancer »,

Faut dire que ces salauds(*) ont adjoint sans vergogne

De multiples toxiques(**) aux effets délétères,

Lucratifs profits de leur basse besogne.

 

Faut dire aussi bien sûr que les vendeurs de rêves

Nous l’ont bien instillé, ce semblant de bonheur.

Faut dire enfin qu’en face, Esculape et son glaive

N’avaient pas les moyens d’offrir les mêmes leurres.

 

La pensée se délabre entre haine et passion,

Le plaisir et la crainte, le bien-être et la peur.

Sentiments dominants, faits de contradictions,

Deviennent obsédants et sombrent dans l’horreur.  

 

Et pendant ce temps-là, ma raison, mise au coin,

Regard’ s’épanouir mon plaisir malsain,

Car mon corps subira les atteintes fatales,

À moins que la sagesse ne domine le bal.

 

Confrontations stériles, manichéisme vain !

Le corps a ses besoins que la raison ignore.

Le plaisir a les siens que la raison déplore.

Déchiré, torturé… J’arrêterai demain !

 

25 janvier 2009

Jean-Charles Theillac

 

(*)L'Etat, en organisant la vente et en percevant les taxes, est complice.

(**)Voici un aperçu de ce qui est ajouté au tabac d'une cigarette : arsenic, ammoniac, cyanure, acétone, cadmium, formol, benzopyrène, glycol, sulfate d'ammonium, coumarine, eugénol qui est un "phénol", théobromine, glycyrrhizine, pyridine, … Mais aussi, du chocolat, sucre, miel, cacao, caramel, réglisse, etc, … Tantôt mutagènes, parfois cancérigènes, ces additifs sont devenus le dilemme d'une industrie : réduire la toxicité ou réduire les ventes ?

Les composants d'une cigarette

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 18:05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les canons se sont tus. Les soldats se retirent.

Des décombres fumantes, apparaissent des mains.

C’est la désolation des lendemains sans gloire.

Les victimes innocentes de conflits dérisoires,

Sont la seule vérité de ce gâchis humain.

La honte, quand j’y songe n’a d’égale que mon ire.

 

Les canons se sont tus. Les soldats se retirent.

Quels idéaux animent ces guerriers de l’an neuf

Qui ne laissent percer, sous leur gilet pare-balles,

Qu’un cœur sous assistance d’une conscience pâle ?

De quel « bois » sont-ils faits ? Tragique coup de bluff !

A vaincre sans péril… le pire est à venir.

 

Les canons se sont tus. Les soldats se retirent

Et la terre évacue ses dernières fumées,

Laissant un goût amer aux gorges des vivants

Et des larmes d’opprobre sur les joues des enfants,

Orphelins ou blessés, souffrants du verbe « aimer ».

A triompher sans gloire… pouvons-nous leur traduire ?

 

Les canons se sont tus. Les soldats se retirent.

Les barbus malfaisants, bienveillants pour eux-mêmes

Ont-ils bien pesé la portée de leurs gestes ?

Combien de sang versé, d’imprécations célestes,

Suffiront à leurs vœux pour qu’ils disent : « Je t’aime ».

A défier le diable, ne croit pas qu’il expire !

 

Les canons se sont tus. Les soldats se retirent.

A propos de barbus, avez-vous remarqué

Qu’ils sont dans les deux camps et aussi peu commodes ?

Pilosité divine ou simple effet de mode ?

Qu’une Dalila vienne un jour à débarquer :

Elle coupera leurs poils pour ôter leurs délires.

19 janvier 2009
Jean-Charles Theillac  

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 20:47

 

Ecouter l’hirondelle gazouiller à Gaza :
Est-ce un vœu utopique ou l’ultime arrogance
D’un vrai désir de Paix, de la faim d’un visa
Pour un monde meilleur à l’abri des violences ?


L’hirondelle à Gaza, hélas ! C'est peu probable.
À
moins que cet oiseau n’amène un brin de buis,
Pour nicher ses petits dans le coin d’une étable
Et apporter la joie aux enfants gazaouis.

Jamais jusqu’à ce jour, autant d’Hommes n’ont voulu
L’arrêt de cette guerre pour une « Paix des braves »,
D’hommes de volonté et d’esprit résolus
À apaiser les haines et ôter les entraves.

Lourd destin pour ces peuples d’Abraham héritiers !
L’un et l’autre ont voulu reconquérir leur terre
Dans le sang et les larmes, jusqu’à se sacrifier,
Pour un « ciel apaisé », paradisiaque enfer.

Le jour où tous ces hommes accepteront l’idée,
Qu’il n’est point suffisant de porter un keffieh
Ou une kippa juive, pour auto-justifier
Un’ légitimité à fourbir ses blindés,

Pourrons-nous exporter notre laïcité,
Une terre commune, à partager demain,
Chacun selon son culte, dans la sérénité
Des obstacles abattus, comme le mur de Berlin ?

Si des Hommes ont fait ça, ce doit être possible :
Palestine, Israël, dans la Paix retrouvée.
Shalom, Salem, priez ! Le Coran ou la Bible,
Pour une ère nouvelle et des enfants sauvés

Car ils en rêvent tous de respirer l’odeur
D’une atmosphère limpide de fraîcheur et de joie,
D’entendre une hirondelle gazouiller à Gaza
Et de voir les enfants cueillir de belles fleurs !

C’est une question de temps, une affaire de tempo !
Le monde a fait la preuve de sa maturité.
Pas partout, pas toujours, hélas ! Mais, à propos,
La Terre, ce bien commun, est-elle civilisée ?

Jean-Charles Theillac

15 janvier 2009

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 15:06




On va tous s’embrasser et puis se souhaiter

Le meilleur des bons vœux, de bonheur et santé,

Et puis s’en retourner, le cœur plein de tendresse

Vers d’autres horizons, de nouvelles promesses,

 

Comme pour se laver des « miasmes » du passé

Et se régénérer dans une ère nouvelle.

Cette année sera dure et nous fera payer

Les errements d’aucuns et de leur clientèle.

 

Où est passé le fric ? Il est passé par là…

Mais ne repass’ra pas, il a pris la sortie :

Les paradis fiscaux, les îles, les scélérats.

Petits…Petits…Petits… Revenez par ici !

 

On va bien saupoudrer quelques petits délices

Pour les plus démunis, les plus pauvres de nous.

C’est l’Histoire à présent qui trouvera le vice

Bien caché et bien tu, de ce tournoi de fous.

 

Qu’allons-nous découvrir sous cet amas « marron »,

Quand le raz-de-marée se sera retiré ?

Des visages marqués par les « coups de bâton »

D’une misère injuste trop souvent ignorée.

 

Les années de l’an neuf ont souvent présenté

Un changement brutal, une révolution.

C’est à nous d’explorer la possibilité

Que revive l'ardeur de ces belles passions.

 

On ne peut pas prédire ce que sera demain,

En tout état de cause, il faut attendre un peu

Et ne pas abdiquer, croire au génie humain.

C’est lui qui donnera la réponse à nos vœux.

 

27 décembre 2008

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 21:53

Le changement de siècle est en train d’apparaître

Entrainant dans le flux de ses eaux bondissantes,

Toutes idées reçues, toutes les raisons d’être,

Le temps de certitudes et les gloires finissantes.

 

Ce tsunami mental, cette hérésie funeste

Pourraient bien égaler, en malheurs et en peines,

Les grandes tragédies, les pandémies de peste,

Les profits et mépris et les ferments de haine.

 

Des mondes virtuels aux concepts fictifs,

Des écrans de fumée en guise de pare-feu,

On assiste incrédule, soucieux et attentif,

À la fin d’un empire, à l’agonie d’un dieu.

 

Avant que n’apparaissent les contours incertains

D’un siècle qui débute, soubresauts et chaos

Agiteront le monde de ceux qui n’ont plus rien,

Plus d’espoir, plus d’amour et la faim en écho.

 

Certains sont à compter leurs milliards perdus

Dans l’immense dédale de la « financerie ».    

On pourrait compatir si nous n’étions pendus

Déjà aux conséquences de cette escroquerie.

 

La tradition propose qu’en période de vœux

On présente les bons et surtout les meilleurs,

Pour conserver l’espoir, épargnons-nous l’aveu

Que nous ne somm’s pas dupes et que nous avons peur.

 

Jean-Charles Theillac

 

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 11:39


J’en ai marre d’entendre les mêmes mots idiots,
Je vous le dis tout net. Qualifier l’étranger
Qui, depuis quarante ans, traine son lourd fardeau,
D’adjectifs et de noms Ô combien périmés.


Je n’accepterai plus qu’on m’imposât l’écoute

D’insultes envers ceux qui n’ont pas mérité,
Quelle qu’en soit l’origine et quelle qu’en soit la route,
D’être, à ce point l’objet d’une haine héritée.


Les bougnoules, les ratons, les nègres, les youpins,

Autant de noms charmants prononcés en riant,
Par de vrais ramollis et de pâles crétins,
Médiocres franchouillards, va-t-en guerre navrants.


Les cons sont de tous poils et de toutes origines(*)

De tout’s couleurs de peaux mais ils sont, eux aussi,
Des êtres à part entière, qui bien sûr nous chagrinent,
Mais que serait le monde sans ces hommes ainsi.


Tolérer de son mieux l’intolérable idée,

Sous prétexte de gloire à l’amer souvenir,
Que des hommes subissent la vindicte passée
D’autres hommes ignorant leur propre devenir.


Je suis intolérant face aux propos abjects

Prononcés ça et là, faute de tolérance,
D’agités du bas-ventre en mal d’intelligence,
Des racornis du bulbe, des absents de l’affect.


Je n’ai aucune haine, ne vous méprenez pas,

Seul’ment de la colère, voire un écœurement,
Face aux discours ambiants. Je n’imaginais pas
Qu’on en soit encore là, dans tous ces errements.

 

Jean-Charles Theillac

 

 

(*)Voir mon texte : « Histoire à la con »

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 16:17














En Inde, au bord du Gange, un homme paisible et bon,

À demi immergé dans le fleuve sacré,

Priait avec ferveur et grande dévotion,

Recherchant l’absolu dans les eaux agitées.

 

Une grosse araignée qui surnageait bien mal

Dans le flot des eaux vives était en grand danger.

Avec délicatesse, il saisit l’animal,

Le posa sur la terre afin de le sauver.

 

L’araignée venimeuse, qui était faite ainsi,

L’avait piqué au doigt. Le venin déposé

Dans cet être en prières, n’eut pas d’effet sur lui.

L’harmonie de son âme l’avait immunisé.

 

Le lendemain matin, notre indien était là…

Et l’araignée dans l’eau. Lui méditait toujours.

Sans plus d’hésitation, il la prit et d’un pas,

La posa sur la rive pour lui porter secours.

 

Ainsi faite, l’araignée repiqua le têtu,

Sans se préoccuper de l’humaine intention.

Elle finit par lui dire : « Mais pourquoi t’obstines-tu,

À vouloir me sauver avec abnégation ? » 

 

Notre homme était ainsi, bienveillant et conscient

De l’état de chacun et du pourquoi des choses :

Même si les autres piquent, il se devait brillant,

En tout lieu, en tout point et quelle qu’en soit la cause.

 

23 octobre 2008  

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