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Dans ma rue

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 14:07

Ce sera un jour, la dernière fois
Que je dormirai sans me réveiller.
Que je baiserai avec ou sans toi,
Que je pleurerai dans mon oreiller.
Que mon cœur battra la dernière fois.


Ce sera un jour, la dernière fois
Que je rimerai l’adjectif ultime
Ou l’alexandrin, maladroit parfois,
Mais toujours précis, sauvé par la rime.
Ou alors la nuit, la dernière fois.


Ce sera un jour, la dernière fois
Que j’apercevrai, ton regard d’amour
Caresser le mien puis de tes longs doigts
Tu me feras signe : adieu à toujours !
Emouvant fatras, la dernière fois.


Ce sera un jour, la dernière fois
Que je chanterai sans dessus dessous,
Brassens et Ferré, Jacqu’s Brel et Ferrat,
Que j’écouterai « la fille à cent sous »
« Et basta » la vie, la dernière fois.


Ce sera un jour, la dernière fois
Que je te dirai un dernier « je t’aime »
Pour de vrai bien sûr, tout comme autrefois
Au temps des moissons dans les matins blêmes.
L’extase finale, la dernière fois.


Ce sera un jour, la dernière fois
Que j’écouterai aller et venir
Les vagues éternelles dans le désarroi
De mon cœur perdu au dernier plaisir.
Murmures d’azur, la dernière fois.


Ce sera un jour, la dernière fois
Un dernier matin, une dernièr’ nuit.
Quand je rejoindrais le dernier convoi
Vers je ne sais quoi, vers je ne sais qui ?
La Paix pour toujours, la première fois !


13 octobre 2009

Jean-Charles Theillac

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 20:42

« Ne repasse pas, fallait pas »

Traduction : je ne reviens pas te chercher, tu n’aurais pas dû me dire ça !

Ces propos sibyllins, incohérents, abscons,
Pour rompre une amitié : c’est un peu court, jeune homme.
Ce ‘’Texto’’ est ‘’idiot’’, pour ne pas dire ‘’con’’,
Le pronom est absent, l’idée est minimum.

Doit-on pour se parler, user de ce jargon
Ridicule, insensé, rédigé à la hâte
Par un avare des mots, un nouvel Harpagon
Dont le dessein intime est de se montrer fat ?

Dans ce cas, les mots sont des lames de couteaux
Qui pénètrent l’intime, les entrailles de l’âme,
Pour blesser et souiller et brûler dans les flammes
Ce qui reste de bon, de robuste et de beau.

« Ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement
Et les mots pour le dire, arrivent aisément…
…Avant donc que d'écrire, apprenez à penser… »

Ah ! Mon pauvre Boileau… tu dois bien te gausser !

Aujourd’hui le langage, est jeté aux orties.
Les belles phrases sont étiolées, rabougries.
Et si quelques auteurs aiment à peindre les mots,
Ils sauvent la face mais... l’exemple vient d’en haut.

« Cass’-toi ! Pauv’ con »


Jean-Charles Theillac
Le 8 octobre 2009

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 20:46

 

Quand il apparaîtra, ce long tunnel sombre,
D’où jaillira, sublime, le halo lumineux,
Il faudra se hisser, se glisser comme une ombre,
Mue par la volonté d’un destin radieux.

Je quitterai mon corps, sans remords ni rancune
Et la vie matérielle, sur la terre d’Adam,
Vers un état lumière, une douce lagune
Où le temps et l’espace, ne sont pas signifiants.

Impalpable divin, conviction personnelle ?
Nous qui n’en savons rien, nous en avons l’instinct.
Après moi, le néant, plus rien n’a de réel ?
Le souvenir pour l’un, pour l’autre le trentain !

Le trouble et l’embarras, est de s’imaginer
Attaché à une âme depuis le premier jour,
Qu’ell’ soit notre conscience et notre destinée
À
tout jamais ancrée aux pieux de l’Amour.

Certains esprits pourtant, viennent rompre la chaîne
Des évolutions lentes et des métamorphoses,
Pour nous faire douter ? Destinées incertaines
De la pensée des Hommes et du pourquoi des choses.

Ce Dieu de l’amour dans la sérénité
De l’univers divin, n’est pas semblable à l’Homme
Mais il en est l’essence de même affinité
Qui nous donne l’envie d’être son post-scriptum.

4 octobre 2009

Jean-Charles Theillac

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 10:04

C’est le goût des raisins
Et la nature des sols,

Que l’on met dans ces vins

Pour une farandole.

Stylés, câlins, gouteux,
Ils s’éclatent au palais

Pour y mettre le feu,

Enchanter le goulet.

Ni collé, ni filtré,
L’expression reste vierge

D’attentions accoutrées

Que des manants gambergent.

Lentement, patiemment,
Ils sont élaborés

Pour le printemps suivant

Par des gens timorés (*).

Des coteaux du Jura
Aux vins francs de la Loire,

Des cépages Syrah

Et des grenaches noirs.

Roussillon, Languedoc,
Vins du Rhône et de Saône

De Provence et Médoc,

Ils gagnent l’hexagone.

Fruités et naturels,
Ils diffusent les goûts,

Les odeurs immortelles,

Du raisin dans ses moûts.

Aux "sourires de Dante"
Apprécier l’harmonie

Des saveurs envoûtantes

Par des vins insoumis.

*) En vieux français : très scrupuleux

 

Le 27 septembre 2009
Jean-Charles Theillac

 

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 15:22


Sur la plage, en été, s’étalent et se contemplent
Les corps à demi nus de nymphes et de grâces,
Dévotes impénitentes du dieu Râ, dans son temple,
Attendant, éperdues, fidèles à sa paroisse,

Qu’il veuille les brunir, sans trop les faire souffrir.
Exhibition de chair en offrande aux commères,
Nobles académies et grands éclats de rires,
Et des cris des enfants dans les rouleaux de mer.

Quand le dieu du jour sombre, vers l’horizon en feu,
C’est l’instant où l’ombre de son corps disparaît,
Où la crête des vagues entame un pas de deux,
Argenté dans les moires n’offrant que des regrets.

Ces mouettes obscènes, friandes d’immondices,
Tournent et volent repues et remontent le cours,
Avant de revenir se nicher sur la lice,
D’une plage encore chaud’, des souvenirs du jour.

Les ténèbres s’installent, pleines de leurs frissons.
Les mystères de la nuit, les plaisirs et les peurs,
Habillent les ennuis des couples polissons,
Aux confessions intimes, aux promesses de cœur.

Ces grands râteaux sassant le sable du matin,
Rendront à l’estivant un estran praticable,
Débarrassé, lavé des souillures d’instinct,
Qu’à nouveau cette plage, n’offre à lui, que du sable.

Jean-Charles Theillac

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 23:37
Rien
Rien de rien
Je n’aime rien
Je ne vois plus rien
Je ne ressens plus rien
Tu ne me fais rien
Tu ne sais rien
Rien de rien
Rien ?

 

Bien
Rien de bien
Je t’aime bien
Bien peu pour mon bien
Les misères de tes biens
Suffisent à ton bien
Etre un peu bien
Mal ou bien
Bien ?

 

Sur
Je suis sûr
Rien de bien sûr
Ta douce morsure
Avant cette mort sûre

Fatale luxure

Tu me susurres
Es-tu sûr ?
Sûr.

Mais
Mois de mai

Emoi de mai

Que sait-on des mais

Et puis zut désormais

Je n’en peux plus mais

De ces mois de mai
Ferme ta maie
Non, ta maie
Mais !

Heur
Pour des heurts

Grand bonheur

D’un petit malheur
Aimé partout à l’heure
Ou la demi-heure

Pour un metteur

Visiteur
Peur ?

Femme
Rien d’infâme
Pour que mon âme
Se damne et s’enflamme
Pour cette belle dame
Qui hurle et se pâme
Et dans les drames
No déclame
Femme.

 

 

Jean-Charles Theillac

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 16:51


Orelsan : la controverse

Le rap dérape et les mots claquent

Comme un fouet, comme un ressac.
Il faut choquer, il faut croquer,
Dire sa haine et provoquer.
 

Des signifiants insignifiants
Pour des chanteurs déficients,
Deuxième degré un peu facile
À
disculper les imbéciles.

Des mots qui tuent comme des couteaux
Qui saignent et tuent les animaux.
Des promesses de maux et puis
Des baffes dans sa gueule, du bruit !

Bavardages d’espoirs déçus
Ou ratage de ‘’pied au cul’’
Rapetissant d’idées reçues
Le ‘’rap art’’ naît, c’est du vécu.

Rapeur sans peur et sans reproche,
Rapeux des rues dans tes galoches
Danse et chante ta vie qu’est moche,
Dignité et respect, Gavroche.

Tape et rap plutôt sur les cons
Ils ont la peau tannée, ces cons.
Les jeunes, les vieux et les caducs,
Qui, derrière ton dos, te reluquent.

Un jeun’ rapeur, ça leur fait peur,
Tant pis pour eux, sont pas à l’heure.
La Liberté n’est pas un l’heur

Et les censeurs, des débiteurs
(*).

Jamais contents, toujours rebelle,
Mets pas ton cœur et ta cervelle
À tes chimères souvent cruelles,
À tes instincts qui te harcèlent.

Chante l’amour et ses caresses,
La volupté et la tendresse.
Parle de formes et pas de fesses,
Pas de sale pute mais de drôlesses.

Je ne suis pas ton ennemi,
Ne gâche pas ton énergie
A insulter, même à demi,
La femme, les filles, leur effigie.

 

(*) La Liberté d'expression ne se découpe pas en rondelles

Jean-Charles Theillac

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 16:06


Le revivrais-je encore ce baiser subreptice,
Que du bout de tes lèvres, tu me fis sans malice ?
Tes longs bras dévêtus m’enserraient contre toi,
Et mon âme enchantée a gravé cet émoi.


Je revois ton image, appliquée et sereine,
Ecrivant sur ce mur de ces lettres ‘’païennes’’
‘’
toilettes’’,  en déliés et pleins, comme naguère,
Enfants, nous tracions de bien beaux caractères.

Cette ‘’touche’’ artistique  se voulait ‘’l’ultima’’.
Y apporteras-tu quelques petits trémas ?
Cette variation de teintes et de tons,
Conçus par ton crayon et tes pinceaux fripons.

‘’Les sourires de Dante‘’ se nourrissent d’éclats
De ton rire amusé, de tes yeux ? Oh ! lala !
Ton aura marquera cet endroit délicieux
Qui n’atteindra jamais la beauté de tes yeux.

Et ces divins breuvages, à en devenir fou,
N’égaleront jamais, de tes lèvres, le goût
D’un baiser délicieux au parfum d’interdit,
Dérobé au détour d’un au-revoir béni.

Volatiles ambitions, éphémères passions,
Que me restera –t-il après tant d’émotions ?
Une photo jaunie à force de regards
Et une main tendue, vers ce curieux hasard.

Avant qu’elle ne retombe pour ne plus rien montrer,
Ni l’inconnu qui passe, ni la rosée des prés,
Regarde la pointer vers l’absolu divin
Essence de tout’ chose, muse des écrivains.

Jean-Charles Theillac

7 juillet 2009

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 18:56



Une comédienne bouleversante

 


Moi, Anna Politkovskaïa

Auteur : Jean-Jacques Greneau
Compagnie Le Minotaure - mise en scène Katy Grandi
Interprète Katy Grandi

Anna Politkovskaïa, grand reporter pour "Novaïa Gazetta", écrit,témoigne, dénonce un régime autoritaire qui ne tient compte d’aucune valeur démocratique. Elle n’a que son stylo pour percer le silence, pour dire à l’Europe, au reste du monde, ce qui perdure en Russie : le non-droit, la force brutale de l’armée, les privilèges d’une nomenklatura post-soviétique. Elle n’a aucune mission sacrée, elle ne fait pas de mendicité. Elle plaide pour les victimes, se fait éclaireur pour d’autres journalistes. Serviteur de la presse, elle tend un miroir aux hommes de ce temps, leur dit ce qu’ils font et non pas ce qu’ils devraient faire. Elle nous fait entendre le silence des opprimés et le mutisme des dirigeants. Elle a été assassinée en octobre 2006.

Que faire, sinon prolonger sa voix dans nos consciences et jusque dans nos théâtres, faire ce qu’elle a toujours osé dans sa vie, outrepasser son devoir. »

Katy GRANDI

 

Après Anna, c’est Natalia
Qui paie de sa vie là-bas
En Tchétchénie. Ce n’est pas  loin,
Ce p’tit pays dans le besoin,
Où l’on bâillonne les droits de l’Homme,
Et l’on zigouille et l’on assomme
Ceux qui dérangent et se questionnent
Sur les libertés et les personnes

  ..et puis Andreï 

JC theillac

 


Comité Tchétchénie, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris
www.comite-tchetchenie.org

 

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 11:45


"Les Sourires de Dante" place Michel Audiard à Paris 14ème

 ‘’Les Sourires de Dante’’ c’est un petit bistrot

Place Michel Audiard,  dans le Petit-Montrouge.

On y sert des verres, des bouteilles et des pots

Des blancs tous naturels des rosés et des rouges

 

Breuvages de terroirs de France et d’Italie

Qui vous ravissent l’âme, le palais et les sens

Sans compter ses fromages et son café Illy.

C’est un lieu convivial où fleure bon l’excellence.

 

Le maître de ces lieux, c’est notre ami Francis.

Il y répand les goûts les saveurs et l’ambiance

Qui auraient plu à Dante et même à Béatrice,

Accueillante et discrète, dans ce quartier de France,

 

On vous sert L’Antidote ou le Fruit du Hasard

Ou le P’tit Scarabée, Le pot de L’Effrontée.

Tous ces vins de plaisir à l’épreuve des Arts

Et des Lettres intimes à des ceps ventés.

 

Naturels et fruités, ils n’ont connu que l’air

Et la terre rocailleuse de belles vigneronnes

Déterminées, têtues qui demain plus qu’hier

Vinifieront raisins et grappes sauvageonnes.

 

Jean-Charles Theillac
21 juin 2009

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