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Dans ma rue

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 18:05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les canons se sont tus. Les soldats se retirent.

Des décombres fumantes, apparaissent des mains.

C’est la désolation des lendemains sans gloire.

Les victimes innocentes de conflits dérisoires,

Sont la seule vérité de ce gâchis humain.

La honte, quand j’y songe n’a d’égale que mon ire.

 

Les canons se sont tus. Les soldats se retirent.

Quels idéaux animent ces guerriers de l’an neuf

Qui ne laissent percer, sous leur gilet pare-balles,

Qu’un cœur sous assistance d’une conscience pâle ?

De quel « bois » sont-ils faits ? Tragique coup de bluff !

A vaincre sans péril… le pire est à venir.

 

Les canons se sont tus. Les soldats se retirent

Et la terre évacue ses dernières fumées,

Laissant un goût amer aux gorges des vivants

Et des larmes d’opprobre sur les joues des enfants,

Orphelins ou blessés, souffrants du verbe « aimer ».

A triompher sans gloire… pouvons-nous leur traduire ?

 

Les canons se sont tus. Les soldats se retirent.

Les barbus malfaisants, bienveillants pour eux-mêmes

Ont-ils bien pesé la portée de leurs gestes ?

Combien de sang versé, d’imprécations célestes,

Suffiront à leurs vœux pour qu’ils disent : « Je t’aime ».

A défier le diable, ne croit pas qu’il expire !

 

Les canons se sont tus. Les soldats se retirent.

A propos de barbus, avez-vous remarqué

Qu’ils sont dans les deux camps et aussi peu commodes ?

Pilosité divine ou simple effet de mode ?

Qu’une Dalila vienne un jour à débarquer :

Elle coupera leurs poils pour ôter leurs délires.

19 janvier 2009
Jean-Charles Theillac  

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Published by Jean-Charles THEILLAC - dans POEMES
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