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Dans ma rue

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 11:44

L’un croyait en Jésus, l’autre n’y croyait pas.
Ils étaient tous les deux de parfaits petits gars.
Ni Allah, ni Bouddha, n’avaient droit de cité
Dans leurs conversations nourries par leurs pensées.

A « Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ?
Ils répondaient en chœur : -Je n’sais pas, et j’m’en fous !

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(Kittof)
Un soir, au détour du faubourg, ils buttèrent sur un sac.
Un homme était couché le long d’un mur en pierres.

-Faites attention, bordel !
  Eparpillée en vrac
La musette bâillait. Les gars étaient peu fiers.

Le pauvre homme allongé, ralait de faire tintin.
Bouteille et bout de pain, c’est tout son festin.

-Nom de Dieu, d’nom de Dieu !!!
Pouvez faire un peu gaffe ?
-Pardon mon brave, on va vous filer un coup d’mains.

L’homme se releva et debout, mima une taffe.
-Tenez, prenez un’ clope.
Ça vous fera du bien !
Comm’ pour se remonter, s’enfila un gorgeon.
Et d’un revers de main, s’essuya le menton.

Son regard un peu triste était pourtant brillant
Il attirait celui qui s’y intéressait
Au point que nos deux gars s’étonnaient en voyant
Leur interlocuteur serein et peu inquiet.

Sa condition pourtant avait de quoi surprendre.
Sans logis évident, il n’avait fait d’esclandres.
Victime sans aucun doute de cette putain de vie
Il n’était pas âgé et presque bien tenu.

Nos deux garçons s’assirent tout à côté de lui
Ils étaient envoûtés par cet être inconnu.
L’un eu envie de dire : -que faîtes-vous ainsi,

Etendu sur le sol et sans aucun abri ?

-J’attends les « Don Quichotte », ils ne vont plus tarder.
Une tente en effet lui était destinée
De la pluie et du vent, il sera protéger,
Pour le froid un duvet et un bon déjeuner.

Rassurés, nos compères étaient plutôt contents,
De savoir leur ami à l’abri quelques temps.

-Que faisiez-vous ainsi à glander dans la ville,

S’étonnait-il alors s’adressant aux compères ?

-Nous cherchions où aller à défaut d’être utile.
Le hasard, y paraît, qu’ c’est pas un fait-divers !
-Si t’avais pas laisser s’balader ta musette
On ne serait pas là à tchatcher tous les trois,

C’est donc bien le hasard qui nous vaut cette causette !
En réponse, il leur dit :-Le hasard est étroit.

Que pouvait signifier cette franche assertion !

Pour le coup, nos amis s'en devaient réflexion.


à suivre...


Jean-Charles Theillac

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Published by Jean-Charles THEILLAC - dans POEMES
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